dimanche 3 mai 2026

Emile, mon SOSA 16 : disparu pour toujours ?

Si Émile était une trace, ce serait…

Une empreinte légère sur un plancher d’atelier, effacée par la poussière du métier à tisser,

Si Emile était un fil, ce serait…

Un fil fin mais solide, tendu entre deux villes, deux époques, deux silences,

Si Emile était un geste, ce serait…

Le va‑et‑vient régulier de la navette, ce mouvement semblable à une respiration,

Si son histoire était une direction, ce serait…

Vers le nord pour s’enfuir, vers l’est pour se souvenir, vers l’ouest pour espérer…

Si son parcours était un chemin, ce serait…

Un sentier droit qui s’enfonce dans la montage et qui soudain bifurque, sans prévenir, vers un lieu où personne ne l’attendait.

Si sa vie était une matière, ce serait…

La laine brute, rêche au début, mais capable de devenir douceur.

Et si sa disparition était une clé, ce serait…

Une clé oubliée dans une poche, qui ouvre une porte dont on ne connaît plus l’adresse.

Émile serait une trace de poussière sur un plancher d’atelier, un fil tendu entre deux villes, une navette qui va et vient, un chemin de montagne, une toile de laine douce au toucher, mais une clé perdue qui attend encore sa serrure.

On raconte tellement de chose sur Émile, qu’il a abandonné sa famille, qu’il est reparti en Alsace ou qu’il a refait sa vie avec une autre épouse, d’autres enfants, que ceux qu’il aimait tant. Mais moi je n’y crois pas….

Alors j’ai cherché dans les archives. Je ne pouvais pas entendre qu’un ancêtre disparaisse sans laisser de trace. Nous laissons tous une trace sur cette planète, aussi infime soit-elle…. Du moins, il me plaît de le penser.

Les « frères exilés » de la terre d’Alsace

Emile DEIBER est né le 11 septembre 1844 à Oberhaslach, un petit village du Bas-Rhin. Il est le fils de Nicolas, tailleur d’habits l’hiver et bûcheron l’été, et de Marie Anne KLEIN, journalière. Il est le second d’une fratrie de huit enfants.

A ses 25 ans, il épouse une oberhaslachoise, fileuse comme lui. L’existence est rude, mais heureuse. Le couple travaille et élève son premier enfant, la petite Marie Thérèse.

Et puis la guerre franco-prusienne éclate ; elle inflige une humiliante défaite à l'Empire français, la capture de Napoléon III, le siège de Paris, mais surtout l’annexion des territoires de la Lorraine et de l’Alsace. Cette guerre a laissé une marque indélébile dans la mémoire collective. La famille DEIBER n’y échappera pas. Comme tant d’autres, elle doit faire le terrible choix : rester et devenir prussien, partir, s’exiler et tout recommencer ailleurs, mais rester français.

Comme tant d’autres disais-je, car les Alsaciens-lorrains ont vu leur famille se déchirer, se diviser. A Oberhaslach, des fratries ont été séparées.

Emile est de ceux qui ont fait le choix de quitter sa province natale. D’ailleurs, à y réfléchir, plus grand-chose ne le retient à Oberhaslach…. trop accablé par la mort de son deuxième enfant, Jean Joseph, décédé à 6 mois, il décide de partir pour Reims avec sa femme Anne Marie et la petite Marie Thérèse, alors âgée de 2 ans ; ils appartiennent à cette catégorie d’« optants » qui s’installeront durablement sur le territoire français.

Située sur l'axe ferroviaire de l'Est, facilitant le transport des familles et des biens, Reims est une destination privilégiée. Émile est tisseur, aussi il n’a aucun mal à retrouver un emploi dans la grande cité lainière. La ville de Reims a d’ailleurs manifesté une grande solidarité envers ceux que l'on appelait les « frères exilés », symbole de la résistance à l'occupation prussienne.

La guerre n’a certes pas duré longtemps - 19 juillet 1870 / armistice du 29 janvier 1871 - mais les rémois ont subis réquisitions, impôts forcés et arrestations. Les Prussiens quitteront Reims seulement le 6 novembre 1872 ; la mémoire de l’occupation reste vive lorsque Emile arrive avec sa famille.

En 1884, l’ancien maire Victor DIANCOURT publiera Les Allemands à Reims 1870‑1871, un témoignage poignant sur ces années d’humiliation et de courage.

Du courage, Emile en a à revendre…. Le couple travaille dur comme tisseurs ; il aura plusieurs enfants : Florentine Marie (1878), Émile Théophile (1879), Gustave Alphonse (décédé à 13 mois) puis Gustave Joseph (1882). Est-ce le décès de ce jeune enfant qui le motive à quitter Reims ?

Quoiqu’il en soit, toujours à la recherche du meilleur pour sa famille, Emile s’installe à Warmeriville où naitra d’ailleurs Emile Jules en 1883 ; puis la famille déménage pour Bury, non loin de la cité ouvrière Herminie, mais il semble que cet esprit communautaire ne convienne pas ; alors ils reviennent tous à Reims. Nous sommes en 1891. Et Emile disparaît….

Il est bien mentionné sur le recensement de l’année 1891….

Cinq années plus tard, je retrouve la famille à Bury ; Emile n’y est pas mentionné et Marie Anne est inscrite comme « le chef de famille ».

Emile a donc disparu entre 1891 (Reims) et 1896 (Bury) où sa famille est arrivée sans lui.

Pour vérifier mon hypothèse, je dois

  • Consulter les tables décennales de décès de Reims (AD 51) pour la période 1883-1892 et 1893-1902,

  • Vérifier les registres de décès sur Bury (AD 60) entre l'installation de la famille et 1896,

  • Effectuer également des vérifications sur la commune de Warmeriville ; bien qu'il soit à Reims en 1891, il a pu y garder des attaches ou y être décédé chez un proche.

Vous noterez que je pars du postulat qu’il est décédé – accident ou meurtre – et qu’à aucun moment je n’envisage qu’il ait abandonné sa famille. En 1891, Emile a 47 ans. Et malheureusement, mes recherches sur Gallica et Retronews n’ont pas porté les fruits espérés….

Mais peut-être devrai-je me pencher sur le mariage de ses enfants….

Marie Thérèse s’est mariée le 6 mars 1886 à Reims, avec Joseph Ernest TRANSINNE : Emile est mentionné comme présent avec son épouse, et « consentant » au mariage de sa fille.

Florentine Marie a épousé Jules Alexandre LEBLOND le 22 octobre 1898 à Mouy : Emile est mentionné « absent ».


Emile Théophile s’est marié le 23 décembre 1899, également à Mouy, avec Marie Clémence DELARUE : Emile est toujours mentionné « absent » et son épouse non inscrite comme « veuve » ; par contre, lors de sa seconde union avec Noémie Sophie GALZIN le 15 avril 1919 à PARIS 5, l’officier d’état civil a précisé que ces deux parents étaient décédés.
Gustave Joseph s’est marié le 31 octobre 1903, à Mouy, avec Juliette Emilie GOURDAIN : même constat.

Par contre, lors de l’union de Jules Victor Albert avec Léontine PHILIPPE, le 18 avril 1908 à Allonne, il a été précisé qu’Emile est « absent depuis quinze ans », donc depuis 1893.

Vérification de mon hypothèse

  • Les recensements sont un outil précieux pour repérer une séparation ; sur le dernier recensement, à Bury, Marie Anne apparaît seule avec les enfants, ce qui renforce l’hypothèse du départ. Elle s’est déclarée « chef de famille » et non pas « veuve ».

    Un homme qui quitte sa famille peut mourir dans un hospice, dans un hôpital, dans une commune où il travaillait temporairement, ou même être enregistré comme « inconnu » dans un accident. Je vais suivre cette dernière piste.

  • Je me suis attardée dans les TD des décès des villes de Reims et de Bury (Dept 60) ainsi que Warmeriville (Dept 51) entre 1891 et 1896 ; j’ai recherché les patronymes de Deiber, X et Inconnu.

    J’ai alors découvert un homme inconnu décédé à Reims le 3 avril 1893 ; regardons d’un peu plus près cet acte :

  • Le 7 avril 1893, François Prosper GATELLIER commissaire de police du 4ème arrondissement, âgé de 56 ans, demeurant au 2 rue du Mont d’Arène – Emile et sa famille ont habité au numéro 34 – et Louis Léonard DELMONT, agent de police de 31 ans, demeurant au 3 rue des Trois-Piliers ont déclaré qu’un homme « inconnu » agé d’environ 50 ans et dont aucun renseignement n’a pu être fourni, est décédé au 69 boulevard Fléchambault le 3 avril à 6 heures du matin.

  • Une correspondance quasi exacte

    • Émile est né en 1844 ; il a 49 ans en avril 1893 : l’acte indique : « environ cinquante ans »,

    • Émile est attesté à Reims en 1891, où il apparaît bien sur le dernier recensement ; le décès a lieu dans un quartier populaire, Bd Fléchambault où se situe notamment une usine de textile, un lieu où Emile aurait pu se rendre pour travailler, et ceci tôt le matin,

    Cet homme inconnu de 1893 est le premier candidat sérieux pour être Émile DEIBER. Pour pleinement s’en assurer, il faudrait consulter les registres de police de Reims (série 4M ou 1I) pour lire un rapport de police, un procès-verbal, et surtout un signalement physique, une description des vêtements, et peut-être des objets trouvés sur lui.

    Je n’ai trouvé aucun journal d’époque relatant ce fait divers : l’homme a t-il été victime d’un malaise, d’une maladie ou tout simplement d’un coup mal attentionné….

    Je ne peux donc pas affirmer que cet « inconnu » est Emile….

    Une autre hypothèse peu avenante : une « seconde vie »

    À cette époque, une femme est déclarée « chef de famille » lorsque

    • Elle est veuve, mais dans ce cas, le recenseur note « veuve » ou « Vve »,

    • Le mari vit ailleurs pour le travail, mais alors, il est souvent mentionné comme « absent » ou « en déplacement », et on le retrouve dans les recensements suivants,

    • Elle est abandonnée par son mari, car dans ce cas le mari n’est pas officiellement décédé.

    Un abandon difficile à envisager

    Disparu du foyer, sans décès connu, sans mention d’absence temporaire, tous ces éléments convergent vers un abandon….

    Il arrive, au fil d’une recherche généalogique, qu’un ancêtre prenne une place particulière. Parfois, ce n’est pas celui dont on sait le plus, mais celui dont l’histoire résonne, celui dont on devine les silences, les fragilités, les choix impossibles. Alors, sans qu’on l’ait vraiment décidé, un lien affectif se tisse.

    C’est ce qui se produit avec Émile Deiber. À force de suivre ses traces, de reconstituer ses gestes, ses métiers, ses déplacements, j’ai fini par le voir vivre. J’imagine ses journées, ses espoirs, ses contraintes. Je le regarde non plus comme un nom dans un registre, mais comme un homme réel, avec ses forces et ses limites.

    Et c’est précisément pour cela que l’idée qu’il ait abandonné sa famille est difficile à envisager. Non pas parce qu’elle serait impossible — l’histoire est pleine de disparitions, de départs forcés, de silences imposés — mais parce qu’elle ne correspond pas à l’image intime que je me suis construite de lui. Allez savoir pourquoi...

    Je ressens une forme de résistance intérieure : je voudrais croire qu’il y a une autre explication, un accident, une contrainte, une disparition involontaire. Je voudrais préserver la cohérence de l’homme que j’ai appris à connaître, celui qui travaillait, qui se déplaçait, qui assumait ses responsabilités.

    Ce n’est pas de la naïveté. C’est tout simplement la preuve que la généalogie est une affaire de rencontre. Et parfois, cette rencontre crée un attachement qui rend certaines hypothèses douloureuses à accepter.

  • Et pourtant, à y regarder de plus près, cette hypothèse est plausible :

    • Aucun décès au nom d’Émile Deiber n’apparaît dans les communes logiques (Reims, Warmeriville, Bury), exception faite de cet « inconnu »,

    • Les « optants » alsaciens ont souvent connu des ruptures familiales après l’exil de 1872, et il pourrait être possible qu’Émile soit repartie en Alsace, mais pas dans sa région natale,

    • Les hommes qui abandonnent leur famille sont statistiquement invisibles dans les recensements suivants (changements de commune, d’employeur, parfois de nom).

    Tout cela rend l’hypothèse très crédible.

  • Une impensable explication

    Parce qu’un accident de travail ou de trajet est toujours possible, une hospitalisation loin du domicile, une mort non déclarée immédiatement, un enterrement dans une commune où il n’était pas connu….. la famille pouvait rester sans information fiable pendant des mois, mais certainement pas des années.

    La fin du XIXᵉ siècle est marqué par des crises textiles, des fermetures d’ateliers, des déplacements saisonniers, Émile aurait pu partir pour quelques semaines, espérant rapporter de quoi vivre, et se retrouver pris dans un engrenage, comme par exemple, une perte de papiers, une impossibilité de revenir faute d’argent. Mais ce type de disparition involontaire aurait laissé une trace.

  • Et sans imaginer un crime grave, Emile aurait pu être incarcéré pour dettes, vagabondage, un conflit de travail, une simple altercation. Une courte détention aurait suffit à rompre le lien avec la famille, mais Émile savait écrire ; et malheureusement, les registres des écrous des départements 60 et 51 sont pas encore numérisés. Par contre, Emile n’a pas été expédié au bagne….

    J’ai même envisagé qu’Emile soit reparti en Alsace pour se battre contre les Prussiens !

    Ce ne sont pas les motifs qui manquent ! Et puis, il existe des cas où un homme quitte son foyer sans intention d’abandonner, mais parce qu’il se sent incapable de subvenir aux besoins de sa famille, honteux d’un échec professionnel, ou tout simplement en situation de détresse psychologique.

    Ce n’est pas un abandon au sens moral : c’est un geste de survie, certes maladroit, mais tragique.

    C’est probablement la moins satisfaisante au regard de ce que je perçois d’Émile. Quand un ancêtre nous touche, quand son parcours nous semble cohérent, digne, solide, il est naturel de chercher des explications plus humaines, plus nuancées, qui respectent l’image que l’on s’est construite de lui.

    Alors, je vais encore attendre un peu qu’il sorte de l’ombre….

    *

    Pour en savoir plus :

    La guerre de 1870 à Reims - Patrimoine des bibliothèques de Reims

    Le 12 février 1871, l’abbé Miroy est fusillé à Reims par les Allemands.

    Les Optants d’Alsace-Lorraine de 1872 - Historique

  • jeudi 30 avril 2026

    Actu AVRIL 2026

     

    Voici des actualités glanées ça et là,

    des articles repérés sur des blogs…

    au hasard de mes lectures, de mes recherches


    I. ACTUALITES

    Inauguration de l’exposition Lafayette, entre France et Amérique | Archives nationales

    ARCHIVES-NAT-mag62.pdf

    *

    GENEANET

    L’état civil de l’Aube est en ligne – Geneanet

    50 millions d’archives indexées : merci à vous ! – Geneanet

    Un siècle de brevets d’invention désormais disponibles sur Geneanet ! – Geneanet

    Sur les traces des ancêtres français de Céline Dion – Geneanet

    Quand Napoléon signait les contrats de mariage de ses sujets – Geneanet

    Les mises en ligne de la semaine du 1er avril – Geneanet

    Les mises en ligne de la semaine du 8 avril- Geneanet

    Les mises en ligne de la semaine du 15 avril – Geneanet

    Les noms de famille qui font l’actualité – Geneanet

    Que signifie le terme “Sieur” ? – Geneanet

    Que signifie “baptême sous conditions” ? – Geneanet

    Les mises en ligne de la semaine du 22 avril – Geneanet

    Une interface améliorée pour la consultation des médias de votre arbre - Geneanet

    Qu’est-ce qu’un “élève d’hôpital” ? – Geneanet

    Sondage Geneanet : trois quarts des Français intéressés par leurs origines ! - Geneanet

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    FAMILYSEARCH

    Qu’est-ce qu’un génogramme ? Symboles et exemples de génogrammes

    Nouveaux documents historiques avril 2026

    Recherches généalogiques en Allemagne et la suite (ici)

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    LA REVUE FRANCAISE DE GENEALOGIE

    Généatique booste son IA pour lire les écritures manuscrites et propose une version Linux | La Revue française de Généalogie

    Nostragenus, une plateforme collaborative pour identifier documents et photos | La Revue française de Généalogie

    Les albums photo de l'Ecole de guerre, nouvelle piste pour vos ancêtres officiers | La Revue française de Généalogie

    Geneafinder développe son outil "Correspondances" | La Revue française de Généalogie

    En Belgique, les généalogistes successoraux se fédèrent | La Revue française de Généalogie

    Alençon lance le site de ses Archives municipales et communautaires | La Revue française de Généalogie

    Naturalisation : ce que la nouvelle circulaire change pour vos recherches | La Revue française de Généalogie

    Les Allemands se demandent : mon grand-père était il nazi ? | La Revue française de Généalogie

    Deux films de mémoire réalisés par les Archives départementales de l’Hérault | La Revue française de Généalogie

    Plus de recensements et plus de matricules pour retrouver un ancêtre vosgien | La Revue française de Généalogie

    Lequel de nous deux portera l'autre ? | La Revue française de Généalogie

    Le CESE veut lui aussi dépénaliser les tests génétiques | La Revue française de Généalogie

    ADN généalogique : un outil plébiscité par 65% des Français | La Revue française de Généalogie

    ECPAD, une nouvelle porte d’entrée pour les images militaires d'archives | La Revue française de Généalogie

    Héraldique : un nouveau visage pour la base Webaldic | La Revue française de Généalogie


    Le fonds de l’hôpital psychiatrique de Charenton est désormais en ligne | La Revue française de Généalogie

    Seine-Maritime : mise en ligne des registres d’immatriculations 1899-1940 | La Revue française de Généalogie

    Une généalogie pour 72 femmes de science | La Revue française de Généalogie

    *

    FILAE

    Nouveauté : Visualisez les demi-frères et demi-sœurs ! | Filae

    État civil de Seine-et-Marne : +4,6 millions individus | Filae

    Vos documents archivés font peau neuve ! | Filae

    Cas pratique : retrouver tous les enfants d’un couple d’ancêtres | Filae

    *

    GENEAFINDER

    Généalogie : explorer les archives hospitalières

    Parcours scolaire de vos ancêtres : retrouver les archives scolaires

    Élections dans les Archives : Retrouvez vos Ancêtres

    Imprimer gratuitement votre arbre d’ascendance sur Geneafinder

    Généalogie gratuite avec Geneafinder : 4 modèles d'arbres généalogiques à remplir et à imprimer

    Ancêtres alsaciens : mener des recherches entre France et Allemagne

    Les sages‑femmes d’autrefois : pionnières de la médecine au féminin

    *

    LE BLOG DE GALLICA

    La voix, un instrument à cordes ou un instrument à vent ? | Blog | Gallica

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    La femme orientale : de la chimère au sujet politique | Blog | Gallica

    SophieGermain, une mathématicienne à la BnF | Blog | Gallica

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    ARCHIVES & CULTURE

    La première visite aux archives départementales 2/3

    La première visite aux archives départementales 3/3

    Les archives des bureaux de bienfaisance

    Les cartes de déportés de la Première Guerre mondiale – Film 374

    Les médaillés de Sainte-Hélène

    Retrouver par Internet un titulaire de la Légion d'honneur - Film 347

    *

    LA FRANCE PITTORESQUE

    Légende et fête du Loup-Vert à Jumièges (Seine-Maritime)

    La République des bourreaux vertueux. Éditorial du 12 avril 2026

    25 avril 1792 : première utilisation de la guillotine, à Paris, lors de l'exécution de Nicolas-Jacques Pelletier

    Confiserie Kubli à Morangis : dernier écrin francilien des bonbons d’antan

    Muséum d'Histoire naturelle de Paris : un joyau patrimonial en péril

    François-Athanase Charette de La Contrie. Guerres de Vendée. Armée catholique et royale. Portrait, biographie, vie et œuvre

    25 janvier 1726 : mort du géographe et cartographe Guillaume Delisle

    *

    LA GAZETTE DU VENDREDI

    Jules, Anna et Marie Louise Devos - www.histoire-genealogie.com

    Du XVIe au XVIIIe siècle : une génération de nouveaux villages en Lorraine – Persée

    Un imprimeur Auvergnat : Antoine GALLAND (1763-1851) - Seconde partie. - www.histoire-genealogie.com

    La restauration de la Grande Pancarte de l’Abbaye Saint-Martin de l’Ile-Barbe (1367), AD Rhône 10 G 3408 – Rotulus

    Explorer notre histoire familiale ou locale avec nos cinq sens - www.histoire-genealogie.com

    Lafayette entre France et Amérique. Histoire et légende | Archives nationales

    Des moines violents : Chanteuges 1724 - www.histoire-genealogie.com

    Un exemple de « lévirat sorora » dans les sociétés méditerranéennes (…) - www.histoire-genealogie.com

    Antoine et Jean Waller et la cathédrale de Metz - www.histoire-genealogie.com

    L’histoire des horloges amiénoises - Amiens Métropole

    La vie des villages de Wasigny, la Neuville-lès-Wasigny et les pays environnants,

    Vandalisme funeste - www.histoire-genealogie.com

    *

    II. EXPOSITIONS VIRTUELLES


    Enluminures en Languedoc (IXe-XVIe siècle) (FranceArchives)

    Hôtel Dieu de LYON

    *

    III. DES SITES, DES BLOGS et aussi des histoires…. 

    (c’est désormais ici)

    *

    IV. DES PODCASTS, A ÉCOUTER

    DES VIDEOS A REGARDER, SANS MODERATION….…

    Au gré de mes envies, au fil de mes lectures….

    Donner sa langue au roi, le français sur ordonnance : épisode 1/4 du podcast La langue française, une histoire politique | France Culture

    Quand les diplomates parlaient français : épisode 2/4 du podcast La langue française, une histoire politique | France Culture

    Patois, dialectes : le français s’est-il débarrassé de ses accents ? : épisode 3/4 du podcast La langue française, une histoire politique | France Culture

    Canada, quand le français était une langue de résistance : épisode 4/4 du podcast La langue française, une histoire politique | France Culture

    La marquise de Brinvilliers : épisode 1/5 du podcast L’affaire des poisons a-t-elle révélé tous ses mystères ? | France Inter

    1677, l’arrestation de Madeleine de la Grange : épisode 2/5 du podcast L’affaire des poisons a-t-elle révélé tous ses mystères ? | France Inter

    1680, la création de la Chambre ardente : épisode 3/5 du podcast L’affaire des poisons a-t-elle révélé tous ses mystères ? | France Inter

    La marquise de Montespan : épisode 4/5 du podcast L’affaire des poisons a-t-elle révélé tous ses mystères ? | France Inter

    L’épilogue de l’affaire Montespan : une affaire d'État qui fit trembler la Couronne : épisode 5/5 du p odcast L’affaire des poisons a-t-elle révélé tous ses mystères ? | France Inter

    DesDogons aux campagnes françaises : rituels et croyances autour duplacenta | France Culture

    En 1982, dans "La matinée des autres", Martine Baude s'était intéressée aux rituels et croyances qui entourent la naissance en interrogeant des ethnologues, des psychanalystes, des médecins. L'émission était intitulée : "Placenta : Le compagnon des profondeurs".

    Jean Allemane, un ouvrier sur les barricades de la Commune : épisode 1/3 du podcast Jean Allemane, ouvrier typographe, communard, socialiste | France Culture

    La domestication : épisode 1/5 du podcast Les animaux font-ils partie de notre histoire ? | France Inter

    Les animaux au Moyen Âge et à la Renaissance : épisode 2/5 du podcast Les animaux font-ils partie de notre histoire ? | France Inter

    L’animal-machine de la révolution industrielle : épisode 3/5 du podcast Les animaux font-ils partie de notre histoire ? | France Inter

    Les animaux dans la guerre : épisode 4/5 du podcast Les animaux font-ils partie de notre histoire ? | France Inter

    XIXe-XXe siècles, la lente reconnaissance de l’animal : épisode 5/5 du podcast Les animaux font-ils partie de notre histoire ? | France Inter

    11 millions d'équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons : les animaux ont été enrôlés en masse dans la Grande Guerre, pour porter, tirer, guetter, secourir, informer... Parfois pourchassés, plus souvent gardés et choyés, ils ont souvent aidé les soldats à survivre dans l'enfer, à occuper leur temps.

    Des animaux morts pour la France : histoire des bêtes de tranchées | France Culture

    Août 1945, Hiroshima et Nagasaki, deux villes japonaises meurtries par l’arme atomique mise au point par les Américains. La fin d’une seconde guerre mondiale sanglante qui, à ses débuts, ne pouvait laisser imaginer que les Etats-Unis remporteraient la victoire dans cette quête de l’arme nucléaire. En 1939, c’est l’Allemagne qui prit la tête de la course à l’atome, forte des meilleurs physiciens et de laboratoires performants, et face à des équipes françaises et américaines déjà bien avancées. On prétend même que les nazis auraient procédé à un essai nucléaire en mars 1945... Vérité ou affabulation ? Que s’est-il passé, côté allemand, pour ruiner cette suprématie de départ ? Qui étaient ses scientifiques allemands qui oeuvraient en secret pour mettre au point la première bombe nucléaire ? Ils s’appelaient Werner Heisenberg, Otto Hahn, Kurt Diebner, Walter Gerlach... et c’est leur histoire que nous raconte l’historien et journaliste Nicolas Chevassus-au-Louis , auteur du livre Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique , paru chez Economica.

    Des scientifiques sous le Troisième Reich. Pourquoi Hitler n’a pas eu la bombe atomique | France Culture

    Un parricide masculiniste en 1835 : l’affaire Pierre Rivière, avec Jeanne Favret-Saada

    Au début du XIXème siècle, la lecture est réservée à une élite avant de se démocratiser au fil des réformes scolaires. Pour les femmes, l'accès au livre reste toujours contrôlé : interdiction de lire seule, à l'extérieur de la maison et encore moins en bibliothèque. Celles qui lisent accompagnent cependant l'essor du roman jusqu'à entrer en littérature : la lectrice devient un personnage. La lecture féminine représente un danger à la bonne morale, pouvant mener au vice voire au meurtre….

    Lire, un apprentissage : épisode 1/8 du podcast Celles qui lisent | France Culture

    Exercice critique : épisode 2/8 du podcast Celles qui lisent | France Culture

    Les lectrices sur le banc des accusés : épisode 3/8 du podcast Celles qui lisent | France Culture

    Trop sensibles à la romance : épisode 4/8 du podcast Celles qui lisent | France Culture

    A l’assaut des bibliothèques : épisode 5/8 du podcast Celles qui lisent | France Culture

    Le mot "populisme" est omniprésent dans les débats politiques actuels, pour désigner aussi bien la gauche que la droite. Alors que désigne exactement ce terme, et quelle est son histoire ? L'historien Marc Lazar estime que ce mouvement politique prend ses racines en France, durant la Révolution.

    Depuis la Révolution française, le mot « peuple » est partout : on dit que le « peuple » a pris la Bastille.  Mais alors, de quel peuple s’agit-il ? Est-il forcément univoque ? En réalité, ce sont quelque 700 personnes qui ont pris la Bastille : des hommes essentiellement, parisiens, des artisans ou des salariés du faubourg Saint-Antoine - pas tout le peuple !

    Selon la Constitution de 1958, « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (art. 3). Et l’article 4 précise : la Constitution pose le principe de la République comme étant « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Ce qui signifie : la souveraineté appartient au peuple, mais par ses représentants !

    À quel moment et par quels méandres le mot « populisme », de mouvement politique qui revendique son action en faveur du peuple, s’est mis à désigner toute autre chose ? Et que désigne maintenant le mot "populisme" ? Pour répondre à cette question au cœur de nos débats actuels, l'historien Marc Lazar, professeur émérite à Sciences Po Paris, qui affirme : « La France est le berceau du populisme et l’une de ses terres de prédilection » est l'invité de cette nouvelle série du Fil de l'histoire. Il nous aidera à nous questionner sur la représentation nationale et sur la démocratie.

    Le populisme, une histoire de gauche ou de droite ? : un podcast à écouter en ligne | France Inter

    Le général Boulanger fait trembler la République : épisode 2/5 du podcast Le populisme, une histoire de gauche ou de droite ? | France Inter

    Les ligues des années 1930 : épisode 3/5 du podcast Le populisme, une histoire de gauche ou de droite ? | France Inter

    Le poujadisme des années 1950 : épisode 4/5 du podcast Le populisme, une histoire de gauche ou de droite ? | France Inter

    Le communisme, le maoïsme et le gaullisme : épisode 5/5 du podcast Le populisme, une histoire de gauche ou de droite ? | France Inter


    Né dans la résistance, en 1941, ce bulletin au nom batailleur a a lors pour mission de contrer la propagande vichyste et de convaincre les Françaises et Français que, malgré l’occupation allemande, tout n’est pas perdu. Il faut continuer à se battre ! Et c’est ce que font, inlassablement, les résistants de Combat, prenant les plus grands risques pour faire exister ces pages imprimées porteuses d’espoir. Grâce à leurs efforts et à leurs sacrifices, Combat devient un des journaux clandestins les plus diffusés pendant la Seconde Guerre mondiale.À la Libération, le média entame une première mue et devient un quotidien, légal cette fois, avec Albert Camus en éditorialiste-star. Le journal se veut un lieu de débats, où se pense la reconstruction du pays. Mais la presse est une aventure difficile et au fil des années et des péripéties, Combat va perdre peu à peu ses lecteurs… Jusqu’à mettre définitivement la clé sous la porte, en 1974.

    Un récit documentaire de Marie Kirschen

    L’histoire du journal "Combat" | France Inter

    En octobre 1793, la reine Marie-Antoinette, tant détestée pendant son règne, est condamnée à mort. De quoi paye-t-elle le prix ? Quel est son crime devant le tribunal révolutionnaire ? L'historien Emmanuel de Waresquiel revient sur ce procès politique et dont l'issue ne fit jamais aucun doute...

    Marie-Antoinette a toujours fait l'objet de représentations très contradictoires, durant sa vie et bien après sa mort. 

    Autrichienne donc traitresse à la France, « reine scélérate », dépensière, saphique... Si détestée que plusieurs fois, dès 1789, on a cherché à s’en prendre à sa vie. C'est finalement un tribunal révolutionnaire qui la condamnera à mort en 1793.

    Puis, au début du XIXᵉ siècle, Marie-Antoinette fera l’objet d’un véritable culte, sanctifiée pour son martyre et sa mort sacrilège. Avec le retour de la République, la tradition régicide s’est perpétuée aux XIXᵉ et XXᵉ siècles : il n’y a aucun doute, Marie-Antoinette était coupable, et fut à juste titre condamnée à mort pour avoir orchestré avec les puissances étrangères tous les complots qui visaient à de mettre fin à la Révolution et à ramener au pouvoir la monarchie absolue.

    Mais qui était vraiment la femme qui s’est présentée devant le Tribunal révolutionnaire, le 14 octobre 1793 ? Marie-Antoinette, veuve Capet, reine de France déchue, de quoi était-elle accusée ? Avait-elle une chance d’échapper à la mort ? Et lorsqu’elle était finalement condamnée, de quoi était-elle reconnue coupable ?

    Emmanuel de Waresquiel, historien, spécialiste de la Révolution française, auteur de Juger la reine (en 2016 chez Tallandier), et académicien, replonge dans le procès de Marie-Antoinette dans cette nouvelle série.

    Une reine haïe : épisode 1/5 du podcast Le procès de Marie-Antoinette : de quoi est-elle coupable ? | France Inter

    La prison du Temple : épisode 2/5 du podcast Le procès de Marie-Antoinette : de quoi est-elle coupable ? | France Inter

    La Conciergerie, antichambre de la mort : épisode 3/5 du podcast Le procès de Marie-Antoinette : de quoi est-elle coupable ? | France Inter

    14 octobre 1793, l’ouverture du procès : épisode 4/5 du podcast Le procès de Marie-Antoinette : de quoi est-elle coupable ? | France Inter

    La mort : épisode 5/5 du podcast Le procès de Marie-Antoinette : de quoi est-elle coupable ? | France Inter

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    ET CE MOIS-CI je vous propose Welcome to the Genealogy Foundation - Genealogy Foundation

    Genealogy Foundation est un site anglophone consacré à la généalogie sous toutes ses formes. Il se présente comme un espace d’exploration, d’apprentissage et de transmission, destiné aussi bien aux débutants qu’aux chercheurs plus expérimentés. Son objectif est clair : « Unlock the Past, Enrich Your Future », c’est‑à‑dire comprendre le passé pour enrichir sa propre histoire familiale.

    Le site propose plusieurs axes de découverte :

    1. Comprendre et explorer ses origines

    Il met en avant l’importance de connaître ses racines pour mieux saisir son identité, ses héritages culturels, les traditions familiales et les trajectoires qui ont façonné les générations.

    2. Grandir par la généalogie

    Genealogy Foundation insiste sur la dimension personnelle de la recherche :

    • sentiment d’appartenance,

    • compréhension des épreuves et réussites des ancêtres,

    • transmission intergénérationnelle.

    3. Utilité pratique

    Le site rappelle que la généalogie peut aussi avoir des implications concrètes :

    • démarches juridiques ou citoyennes liées à la filiation,

    • connaissance de l’histoire médicale familiale.

    4. Ressources et apprentissages

    Il propose des contenus variés pour progresser :

    • techniques de recherche,

    • analyses de documents anciens,

    • conseils pour dater des photographies,

    • études de cas et histoires familiales.

    5. Ouverture et partage

    Genealogy Foundation valorise la dimension communautaire :

    • renouer avec des proches,

    • découvrir des cousins éloignés,

    • échanger avec des passionnés du monde entier.

    6. Préserver la mémoire

    Enfin, le site encourage la conservation des récits, des traditions et des archives familiales pour les générations futures.

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    Bonne lecture et belles trouvailles

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