vendredi 2 octobre 2026

Actu SEPTEMBRE 2026

 

Voici des actualités glanées ça et là,

des articles repérés sur des blogs…

Au hasard de mes lectures et de mes recherches


I. ACTUALITES

Sortie de Généatique 2027 : le CDIP a officialisé le lancement de sa nouvelle version logicielle (Généatique 2027).

Parmi les innovations phares de cette édition figurent l'intégration poussée d'outils d'intelligence artificielle, des marqueurs visuels optimisés, ainsi qu’une géolocalisation directement enrichie sur cartes historiques et une base cartographique internationale facilitant le repérage des lieux-dits.

En été 2025, j’ai acquis GENEATIQUE 2026 et je n’ai pas été déçu, mais il faut avouer que l’achat d’un logiciel n’est à prendre à la légère, aussi je réfléchis encore pour cette mise à jour intéressante au regard d’une géolocalisation concrète des lieux de vie de mes ancêtres.

Toute l’actualité de Geneatique sur Flipboard

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Faire de la généalogie est une aventure passionnante, mais entre la multitude de sites d'archives, les logiciels, les méthodes de recherche et les blogs spécialisés, il est facile de se sentir submergé.

Flipboard : un magazine social

Souvent perçu comme un simple magazine d'actualités, cet outil gratuit s'avère être un véritable couteau suisse numérique pour organiser sa veille et progresser pas à pas.

Flipboard est une application de curation de contenus et de veille en ligne, disponible sur ordinateur, tablette et smartphone. Elle fonctionne sous la forme d'un « magazine social » interactif : vous y feuilletez des articles, des tutoriels, des infographies et des vidéos provenant du web entier, mis en page de manière fluide et très agréable à lire. 

Flipboard : un outil idéal

  • il centralise l'information sans effort : plutôt que de multiplier les favoris sur votre navigateur ou de courir après les blogs, Flipboard vous permet de suivre au même endroit l'actualité des grands sites de référence (archives départementales, plateformes comme Geneanet ou Filae, blogs de passionnés….

  • Vous pouvez profiter de veilles expertes existantes : de nombreux acteurs de la généalogie - comme Geneafinder avec son magazine de plus de 2 000 articles, ou des passionnés indépendants - créent et alimentent des « Magazines » thématiques publics sur Flipboard ; en vous y abonnant, vous accédez directement aux meilleures ressources pédagogiques sélectionnées par des experts,

  • Vous pouvez apprendre les bonnes pratiques : vous y trouverez facilement des retours d'expérience, des astuces de paléographie - lecture des écritures anciennes - des méthodologies pour débuter son arbre ou des guides sur l'utilisation des recensements et des registres paroissiaux.

Et il suffit simplement de cliquer sur un article pour le consulter ou bien une vidéo pour la visionner : c’est aussi simple que ça !

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Climat Historique : Canicules et Grands Hivers d'Antan

Professions Ancestrales : Histoire du Travail Familial

70+ Ressources sur les Épidémies Historiques | Généalogie

Mémo Classement Archives Départementales | Généalogie

Familles recomposées au fil des siècles : comprendre veuvages, remariages et liens familiaux

Préparer un kit généalogique : le guide complet pour initier un proche à la généalogie

Archives Municipales en Ligne : Liste Complète par Région

La vie autour de la ferme familiale : domestiques, voisins et saisonniers

Nosancêtres instituteurs : retrouver la trace des maîtres d’école

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Federico García Lorca, « l’âme chantante de l’Espagne » (1/2) | Gallica

Federico García Lorca, « l’âme chantante de l’Espagne » (2/2) | Gallica

Préparez votre rentrée avec Gallica | Gallica

Auguste Escoffier : un Chef humaniste et visionnaire | Gallica

Cinq siècles de commerce entre la France et le Brésil | Gallica

L'atelier de Camille Corot | Gallica

Gustave Hervé : une autre histoire de France (1/2) | Gallica

Célébrité d’un inconnu : Louis Desnoyers (1802-1868), 1/2 | Gallica

Célébritéd’un inconnu : Louis Desnoyers (1802-1868), 2/2 | Gallica

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Qui étaient nos ancêtres ?

Diocèses, mariages et généalogies avant la Révolution

Grand Mémorial, qu'est-ce que c'est ? - Film 161

Des Basques pour ancêtres ? - Film 154

Les Bretons du Pacifique - Film 164

J'ai le nom, la date, le lieu, mais l'acte reste introuvable ! - Film 85

Les uniformes, théorie et pratique

Jusqu'où peut-on remonter son arbre généalogique ?

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Royal sirop de pommes : curieuse panacée du XVIIe siècle

5 juillet 1857 : mort de Barthélemy Thimonnier, inventeur de la machine à coudre

18 septembre 1811 : création du bataillon des sapeurs-pompiers de Paris

Facteur de la poste aux lettres du XIXe siècle

8 septembre 1780 : mort de la romancière Jeanne-Marie Leprince deBeaumont. Biographie

Guerre des tréteaux opposant Comédie-Française et forains

Le bon sens paysan balaye la Révolution dans un village de Champagne

Sous le soleil de mai 1922 : chaleur historique ou emballement médiatique ?

Expression populaire : Pataquès. Origine, signification

10 septembre 1749 : mort de la mathématicienne et physicienne Émilie du Châtelet, amante de Voltaire

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Gaby, pilote de course automobile - www.histoire-genealogie.com

Naissance d’Abeille la raison, fille du citoyen Baudelique - www.histoire-genealogie.com

Madeleine Léon – Maintenir le lien (1882-1927) - www.histoire-genealogie.com

GAÜ de CAMPAGNE: 1850 : rififi entre le Conseil municipal de Campagne-de-Marsan (Landes) et l’instituteur communal.

Le mariage et la femme dans les proverbes du Sud de la France – Persée

Le « Fil d'Ariane » et le trésor oublié des Ysarn de Villefort :

Bicentenaire de la photographie

CATHERINE LANOË Les ateliers de la parure - Champ Vallon

La Ronde des Ancêtres : Antoine Barbier un moblot drômois

Mort dans l’accident du bateau à vapeur sur le Rhône - www.histoire-genealogie.com

Les clés de Bordeaux (XVe-XVIIe siècle) – Persée

L’Abbaye disparue de Notre-Dame du Sauvoir - Archives départementales de l'Aisne

Trois actes de sépulture de galériens - www.histoire-genealogie.com

Un mémoire judiciaire de 1778 : une incroyable affaire.

Les petits ports et havres normands dans la seconde moitié du xviie siècle | Cairn.info

Photographier la zone interdite :

Exposition photo : Charles Froger ou les pérégrinations d'un curé photographe - Diocèse du Mans

NICOLAS LYON-CAEN, MATHIEU MARRAUD Le duc et les épiciers - Champ Vallon

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II. DES SITES, DES BLOGS et aussi des histoires…. (c’est désormais ici)

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III. DES PODCASTS, A ÉCOUTER

DES VIDEOS A REGARDER, SANS MODERATION….…


Par Perrine Kervran. LSD explore l’histoire des manières de danser, du bal payant du XVIIIe siècle aux fêtes libres et contemporaines, en passant par clubs et discothèques. Une traversée des pratiques festives qui révèle nos modes de vie. Réal. : A. Pérez

De l'invention du bal public privé et payant au 18e siècle à Paris, jusqu'aux fêtes récentes, semi-clandestines et libres où l'on peut se mettre nue pour danser, en passant par les clubs selects inventés par Régine après la guerre, les discothèques géantes des années 70-80 et les free-party en pleine nature des années 90. qu'est-ce que notre façon de danser et de faire la fête dit de notre époque et de nos vies ?

Foule sur le parquet de bal : épisode 1/4 du podcast Une histoire du dancefloor | France Culture

Les clubs privés de Montparnasse : épisode 2/4 du podcast Une histoire du dancefloor | France Culture

Night fever : épisode 3/4 du podcast Une histoire du dancefloor | France Culture

Le retour à la nature des Free-party : épisode 4/4 du podcast Une histoire du dancefloor | France Culture

Dans le même esprit, je vous invite à lire :

GENEALOGIE D'UNE FAMILLE ORDINAIRE: KIKI de Montparnasse de CATEL & BOCQUET


Quartier populaire et ouvrier, Belleville voit s'affronter entre la fin du 19e siècle et la Belle Époque les communards et les Versaillais puis les bandes d'Apaches, pourchassées par la police. Dans l'entre-deux-guerres, le quartier voit s'installer progressivement une population juive venue de l'Est de l'Europe. Il devient le lieu de l'artisanat et des petits commerces étrangers, avant d'être meurtri par les rafles de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. À partir des années 1960, le quartier fait l'objet d'une réhabilitation urbaine, il se transforme, et accueille de nouvelles vagues d'immigration, juive tunisienne et algérienne notamment, puis chinoise. Enfin, ce quartier connaît ces dernières années un phénomène de gentrification notable. Comment vit-on, comment cohabite-t-on dans ces rues ? Entre guerres et paix, à Belleville, qui sont les belligérants ? Une traversée, en archives, de l'histoire riche de Belleville et des Bellevillois, depuis le 19e siècle jusqu'à aujourd'hui.

Le vol des canons : épisode 1/4 du podcast Belleville, la guerre et la paix | France Culture

La liste des déportés : épisode 2/4 du podcast Belleville, la guerre et la paix | France Culture

Le trottoir d’en face : épisode 3/4 du podcast Belleville, la guerre et la paix | France Culture

Éternels recommencements : épisode 4/4 du podcast Belleville, la guerre et la paix | France Culture

 De la Renaissance au XVIIIe siècle, comment la nuit a-t-elle été perçue à la ville ou dans les campagnes, avant l'invention de l'éclairage public ?

Qu'était la nuit avant l'éclairage public ? : épisode 4/4 du podcast Une histoire de la nuit | France Culture

Au XVIIIe siècle, l’abbaye du Mont-Saint-Michel est peu à peu transformée en prison. On y incarcère des centaines de détenus puis, sous la monarchie de Juillet, des opposants républicains. La prison devient alors un symbole de l’oppression politique.

Devenu un lieu de détention à partir de la Révolution française, le Mont-Saint-Michel a la réputation d'être une prison particulièrement sûre. Si on y enferme d'abord des centaines de prisonniers de droit commun, sous la monarchie de Juillet, ce sont aussi des opposants républicains qui y sont incarcérés.

C'est à cette époque que naît, sous la plume de journalistes républicains, la légende noire du Mont-Saint-Michel.

Une abbaye devenue prison : épisode 1/2 du podcast La légende noire du Mont-Saint-Michel | France Culture

Barbès, Blanqui et les autres : épisode 2/2 du podcast La légende noire du Mont-Saint-Michel | France Culture


ET CE MOIS-CI je vous propose

Au fil de mes « surfages » sur le web, je prends un réel plaisir à explorer les recoins insoupçonnés d'Internet. Entre pépites insolites, articles inspirants et créations artistiques, mes balades numériques me réservent souvent de belles surprises.

Plutôt que de garder ces trouvailles pour moi, j’ai à cœur de les partager ici, avec vous. Considérez cet espace comme une invitation à flâner ensemble et à picorer au gré de mes coups de cœur du moment !

Mon histoire – La Résistance dans la Nièvre : une page de la petite histoire dans la très grande, à parcourir sans modération !

Concevoir un site web d’histoire familiale : conseils et outils – La généalogie de Jackie

Créer un site dédié à sa généalogie et à l'histoire de ses ancêtres est une magnifique façon de valoriser ses recherches, de partager ses découvertes avec ses proches et, pourquoi pas, de croiser la route d'autres cousins éloignés.

Voici un guide structuré pour vous accompagner dans ce beau projet, adapté aux exigences du web et de la transmission mémorielle. Vous y trouverez de nombreux conseils :

Les étapes clés de la conception : définir votre objectif, structurer le contenu et veiller à la confidentialité

Le choix des bons outils : les plateformes de publication, les logiciels de généalogie, les mises en page et les visuels

Des conseils pour réussir votre site !

On dit souvent « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse ! »

L'« ivresse », c'est l'émotion, le bouleversement, le témoignage que procure le récit. Le « flacon » pourrait être votre style, votre technicité, votre syntaxe ou le choix raffiné des mots.

Je reste persuadée qu’un histoire poignante, vécue avec sincérité, pleine de rebondissements ou d'humanité, peut totalement captiver un lecteur et le marquer durablement, même si la « plume » est simple, directe, voire maladroite.

Ne vous censurez pas. Ecrivez…. Pour les autres, mais surtout pour vous !

Bonne lecture et belles trouvailles

Et pour ne rien perdre de toute cette actualité, cliquez sur l’image ci-dessous

mercredi 23 septembre 2026

Les enquêtes de Célestin Louise de Thierry BOURCY

Célestin Louise est un jeune et brillant inspecteur de la Brigade criminelle à Paris. Il possède un esprit d'analyse aiguisé, un fort sens de la justice et une grande humanité, des qualités qui n’ont pas échappées à ses supérieurs.

Je viens de terminer deux volumes d’une série : La cote 512, suivie de L’Arme secrète de Louis Renault. L’auteur Thierry BOURCY – scénariste et réalisateur - a judicieusement utilisé le regard de Célestin Louise pour offrir une peinture réaliste, sombre et documentée de la Grande Guerre, décortiquant aussi bien la vie au front que les tensions de la société française à l'arrière. Autant dire, une petite pépite pour celles et ceux qui s’intéressent à la Grande Guerre.

La Cote 512

Août 1914 . Comme tant d’autres individus, la vie de Célestin bascule avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Bien qu'il ait la possibilité d'éviter le front grâce à ses contacts dans la police, il se retrouve mobilisé comme simple soldat au sein du 134ᵉ régiment d’infanterie.

Au cours d'un assaut sanglant pour la conquête d'une position stratégique - la Cote 512 - son supérieur, le jeune lieutenant de Mérange avec qui Célestin avait noué des liens d'amitié, est tué.

En observant le corps, Célestin remarque un détail crucial : le lieutenant n'a pas été abattu par l'ennemi, mais a reçu une balle dans le dos. Convaincu qu'il s'agit d'un assassinat commis sous le couvert du chaos des combats, Célestin ne peut s'empêcher de chercher la vérité, poussé par son devoir professionnel et par fidélité posthume envers son officier, appliquant les méthodes policières parisiennes au milieu du conflit.

Ses recherches le mènent à fouiller le passé du lieutenant, l'entraînant progressivement loin de la ligne de mire, jusque dans un petit village de Mayenne où se trouvent des éléments clés du secret de la victime.

Le roman mêle l'atmosphère d'un polar classique à une peinture réaliste et sombre de la vie des poilus. Il aborde la haine entre soldats, les rancœurs familiales, les secrets de la bourgeoisie provinciale, ainsi que l'absurdité du conflit.

L'arme secrète de Louis Renault

Hiver 1915. La guerre s'est enlisée et le front s'est figé. Épuisé par l'enfer de la guerre de tranchées, Célestin a la surprise d'obtenir une permission de huit jours pour revenir à Paris.

Mais cette permission n'est pas un simple temps de repos : l'État-major et les services de renseignements ont remarqué ses talents d'enquêteur. Ils lui confient une mission d'une extrême importance et sous haute confidentialité : enquêter dans les usines de l'industriel Louis Renault. En effet, des fuites et des soupçons d'espionnage ou de sabotage pèsent sur l'usine où est élaborée une innovation technologique majeure destinée à changer le cours de la guerre : le prototype du futur char d'assaut léger TF17.

Célestin doit alors naviguer au milieu des intrigues d'entreprise, des tensions syndicales, des secrets défense et de la menace des réseaux d'espionnage allemands, un contraste saisissant entre la vie des poilus au front et celle des civils à Paris.

L'atmosphère de la Grande Guerre avec une grande précision historique

Dans La Cote 512, la guerre est décrite à hauteur d'homme, sans romantisme ni héroïsme déplacé : le quotidien misérable des poilus, la violence aveugle et le traumatisme, la camaraderie et les rancoeurs.

Dans L'arme secrète de Louis Renault, la perspective bascule vers Paris et le monde industriel, révélant une autre facette de l'ambiance de 1914-1918. Paris n'est pas épargnée : couvre-feu, restrictions alimentaires, gares pleines de blessés et de permissionnaires au regard vide. La ville vit au rythme des nouvelles du front et de l'angoisse des familles. Pourtant, le roman met en lumière le décalage douloureux ressenti par les combattants en permission face à ceux qui profitent de la guerre à l'arrière : les « embusqués », les profiteurs de guerre, le marché noir, mais aussi la hantise constante du sabotage et de l'espionnage.

À travers les yeux de Célestin Louise, à la fois soldat de deuxième classe et policier réquisitionné, sont abordés la lourdeur des hiérarchies, l’omniprésence de la censure, du secret militaire et de la raison d'État.

Une immersion documentée dans la vie des soldats de 14‑18

Ces deux romans nous plongent dans l’enfer des tranchées, dans le quotidien des poilus, loin des récits héroïsants ; sans langue de bois, l’auteur aborde les contrastes entre le front et l’arrière, où la vie continue presque normalement.

Ces livres sont une reconstitution fidèle du contexte social et militaire.

Par exemple, la « cote 512 » n’existe pas réellement ; toutefois dans la cartographie militaire de la Première Guerre mondiale, une cote désigne l’altitude d’un point sur une carte, un repère stratégique pour les opérations, ou bien un objectif militaire.

Pour les besoins du roman, cette cote est donc fictive ; toutefois, les zones de combats emblématiques portaient des numéros liés au relief local : la cote 304 ou la cote 307 (Verdun), la cote 108 (Berry-au-Bac), la cote 70 (Loos) ou la cote 152 (Notre-Dame-de-Lorette).

Les intrigues policières sont simples, mais elles servent surtout à montrer des lieux réels (Verdun, Champagne, Paris), à croiser des métiers (ouvriers, cantatrice, militaires, ingénieurs), ou bien encore à explorer des milieux sociaux variés.

Ces deux récits offrent un intérêt documentaire fort sur la vie au front et à l’arrière ; ils montrent la transformation psychologique d’un homme plongé dans la guerre. Faciles à lire, ils sont une porte d’entrée sensible vers la période 1914‑1918.

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Pour en savoir plus :

Historiques des régiments 14/18 : plus de 42.350 photos, 328 carnets de guerre

Louis **RENAULT : généalogie par Bernadette GOMBERT (jeanmariedepinoy) – Geneanet

Jeanne HATTO - Bru Zane Mediabase | https://www.bruzanemediabase.com/

Louis Renault (industriel) — Wikipédia

Char Renault FT — Wikipédia

Île Seguin : comment Louis Renault a bâti un royaume avant d'en êtrechassé

Louis Renault : l’ascension d’un génie mécanique (Partie 1) | SLICEQui ?


Finistère de Anne BEREST

Dans Finistère, Anne Berest entreprend une quête littéraire et intime centrée sur la lignée paternelle de sa famille. Après avoir exploré la mémoire de sa famille maternelle dans La Carte postale, l'autrice se tourne cette fois vers ses racines bretonnes pour tenter de percer le mystère d'un père aimant mais énigmatique et distant.

Le déclencheur du récit est l'annonce de la grave maladie de son père, Pierre Berest, un scientifique brillant et silencieux. Confrontée à la fin prochaine de cet homme, Anne Berest remonte le fil des générations pour comprendre ce dont elle hérite et ce dont elle doit s'affranchir.

Trois générations d'hommes et trois époques

À partir de quatre cahiers laissés par son grand‑père, l’auteure remonte l’histoire de trois générations d’hommes marqués par l'engagement, l'ascension sociale et le Finistère :

  • L'arrière-grand-père Eugène, figure pionnière ancrée dans le terroir breton, paysan devenu pionnier du syndicalisme agricole et fondateur de la coopérative « La Bretonne » en 1909

  • Le grand-père Eugène-fils, également très engagé, traverse les épreuves de la Seconde Guerre mondiale, le Paris occupé et la destruction de Brest, avant d'enseigner le grec et le latin et de s'investir en politique locale ; devenu maire de Brest, il reste une figure d’une Bretagne en mutation

  • Le père Pierre, un esprit brillant passionné par les mathématiques et les sciences est un homme engagé politiquement à l'extrême gauche (trotskisme) dans la fièvre de Mai 68 à Paris ; il deviendra un grand scientifique, réservé et pudique.

Un récit biographique et poignant

Le cœur émotionnel du livre réside dans la tentative d'une fille de se faire aimer et comprendre d'un père qui lui échappe. Anne Berest interroge les silences, le désir de reconnaissance et l'incompréhension intergénérationnelle.

Le texte fait constamment des aller-retours entre le Finistère - « la terre du bout du monde » - et Paris. L'histoire intime s'y entremêle avec les bouleversements du XXᵉ siècle, qu’il s’agisse de l'occupation allemande, de la reconstruction de Brest, des luttes de Mai 68 ou bien des années SIDA.

L’effervescence des idées

À travers le regard de Pierre, Anne Berest dépeint l'atmosphère survoltée et libératrice de l'époque.

Pierre raconte la fin du modèle patriarcal rigide des années 1950-1960, la contestation de la hiérarchie académique, et la volonté de faire sauter les carcans moraux et sociaux. Il évoque les assemblées générales, les tracts rédigés à la hâte, les débats passionnés qui durent jusqu'au bout de la nuit et la certitude d'appartenir à une génération appelée à réinventer le monde. C'est également à cette époque de bouillonnement politique qu'il rencontre la mère d'Anne Berest, elle-même engagée dans les tout premiers combats féministes des années 1970.

Une quête de transmission

Anne Berest découvre que son père Pierre devenu un chercheur réservé, rigoureux et plutôt silencieux, a été un jeune homme passionné, contestataire et habité par une utopie politique ; son décès pendant l’écriture transforme le livre en message d’amour, une tentative de réduire la distance entre eux.

L’auteur interroge la transmission familiale : les silences et non‑dits, les attentes, les blessures invisibles. Qu'est-ce que nos ancêtres nous transmettent par le sang et par l'histoire, et comment les mots permettent-ils de faire tomber les non-dits avant qu'il ne soit trop tard ?

Une exploration de la lignée paternelle

Ce livre illustre parfaitement comment remonter une lignée, comment articuler plusieurs générations, et bien évidemment comment comprendre les transmissions entre hommes d’une même famille.

Pour une généalogiste, c’est un exemple concret de récit de lignée complète. L’auteur utilise des cahiers, des archives familiales, de nombreux documents historiques, et même des récits transmis oralement.

Elle montre comment articuler sources privées et sources publiques — un vrai modèle pour la méthodologie généalogique.

Ce livre est un récit vivant : il passe des faits à l’histoire, du document à l’émotion.

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Pour en savoir plus :

Jeunesse communiste révolutionnaire — Wikipédia

KRIVINE Alain, dit Eric, Delphin, Tinville, George, Villetin – Maitron

Courant lambertiste — Wikipédia

Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception — Wikipédia

Eugène Bérest — Wikipédia

Saint-Pol-de-Léon — Wikipédia

Pierre Eugène Émile Dominique BÉREST – Geneanet

Anne BÉREST - Geneanet

Pierre Overney — Wikipédia

dimanche 20 septembre 2026

KIKI de Montparnasse de CATEL & BOCQUET

Kiki de Montparnasse — de son vrai nom Alice Prin — fut l’une des figures les plus libres, flamboyantes et influentes du Paris des Années folles, à la fois modèle, muse, chanteuse, peintre et incarnation de l’esprit bohème.

Le roman graphique « Kiki de Montparnasse », réalisé par la dessinatrice CATEL Muller (dite Catel) et le scénariste José-Louis BOCQUET, est donc une œuvre magistrale publiée en 2007.

Et son succès ne s'est pas limité à l'accueil du public en librairie ; l'album a été largement salué par la critique institutionnelle et les jurys littéraires dès sa sortie :

  • Le Grand Prix RTL de la Bande Dessinée (2007), prix prestigieux venu couronner l'album l'année même de sa parution, soulignant sa force narrative et sa capacité à toucher un large public,

  • Le Prix du Public / Essentiel au Festival d'Angoulême (2008), l'une des consécrations majeures de l'album ; lors du plus grand rendez-vous de la BD en Europe, l'œuvre a reçu le prix « Essentiel Fnac-SNCF » décerné par les lecteurs, confirmant l'immense coup de cœur populaire,

  • Le Prix Mille Pages (2007), décerné par les libraires du réseau Mille Pages, qui témoigne de la ferveur et du soutien immédiat du monde de la librairie indépendante,

  • Le Prix du meilleur album au Lyon BD Festival (2007), une autre belle reconnaissance festivalière qui est venue saluer la qualité artistique de l'ouvrage dès ses premiers mois de diffusion.

Une énergie débordante et une vitalité contagieuse

La « Reine de Montparnasse » incarne les Années folles ; sa présence quotidienne dans les cafés (La Rotonde, Le Dôme, La Coupole), sa liberté totale de mœurs et d’expression, sa capacité à fédérer artistes, poètes, photographes, musiciens, font de Kiki l’âme d’un quartier où l’on réinvente l’art, la vie, l’amour. Elle n’est pas seulement un visage : elle est une atmosphère.

Kiki est une personnalité indomptable, inoubliable et attachante.

Elle incarne la « femme moderne » des Années Folles par ses actes et son mode de vie, plutôt que par un engagement politique ou militant ; on peut dire qu’elle était une féministe intuitive et pragmatique, une pionnière de l'émancipation féminine.

Dans les années 1920, la condition des femmes reste très patriarcale (en France, le Code Napoléon les prive de nombreux droits civils), mais Kiki choisit une liberté totale.

Elle s'empare des espaces d'expression réservés aux hommes en chantant sur scène avec une liberté de ton provocante ; elle exposera même ses propres peintures (qui rencontreront un véritable succès critique et commercial), et elle tournera dans des films d'avant-garde (Le Retour à la Raison de Man Ray, Ballet Mécanique de Fernand Léger).

En devenant modèle, elle ne subit pas son statut ; elle le sublime. Elle refuse d'être un simple objet passif. Face à des géants comme Man Ray ou Kisling, elle impose sa présence, ses postures, son regard. Son corps lui appartient et devient son gagne-pain indépendant. Elle refuse mariage et carcan domestique : elle vit ses amours - souvent tumultueuses et débridées - en toute liberté, s'installant avec des hommes sans jamais aliéner son indépendance.

Avec ses cheveux courts coupés au carré, ses sourcils épilés et redessinés, son maquillage outrancier et ses tenues libérées du corset, elle diffuse l'image de « la Garçonne ». Cette esthétique androgyne et libérée était en soi une affirmation politique de l'égalité des sexes par le vêtement et l'attitude.

Elle écrit même ses « Mémoires » publiés en 1929, devenant l'une des rares femmes de son milieu à fixer elle-même son histoire et sa vérité par l'écrit, de son vivant.

Sa liberté est une stratégie de survie et une soif viscérale d'exister. Issue d'une misère noire, son émancipation passe par la fête, la création et le refus des règles bourgeoises, de manière purement instinctive.

En cela, Kiki de Montparnasse est le symbole parfait de cette modernité des années 20 : elle a prouvé par sa seule existence qu'une femme d'origine misérable pouvait devenir maîtresse de son destin, muse parmi les maîtres, et une figure incontournable de l'histoire de l'art.

Une jeunesse de misère

Alice Ernestine PRIN est née le 2 octobre 1901 à Châtillon-sur-Seine (AD 21 n° 170 page 86/122), en Côte d’Or ; ell est la fille naturelle de Marie Christine, ouvrière de 19 ans, née le 13 février 1882, fille de Eugène, manouvrier, et de Marie ESPRIT.

Alice est la troisième enfant de Marie Christine ; une première petite fille est mort-née en septembre 1898, et une seconde - Maximilienne Alice - est décédée à quatre mois en décembre 1899 ; elle « monte à la capitale » et laisse son enfant à la charge de ses parents, comme de nombreuses jeunes filles de l’époque.

Alice grandit donc à Châtillon avec ses cousines et cousins, eux-mêmes abandonnés ou orphelins. Sa seule tendresse sera celle de sa grand-mère, pauvre, mais attentionnée et aimante.

Au décès de son grand-père, sa mère la reprend à Paris, mais celle-ci travaille comme typographe et ne peut s’encombrer d’une enfant, et de surcroît, une bouche de plus à nourrir. Pour améliorer le quotidien, Alice enchaîne les petits boulots, puis devient modèle d’artistes pour survivre.

Sa personnalité frondeuse, son humour, sa liberté de ton et son allure — carré noir, lèvres rouges, regard souligné — en font rapidement une figure incontournable du Montparnasse artistique.

Une muse… mais surtout une créatrice

Dès son adolescence, la silhouette impressionnante de Prin attire l’attention de divers artistes : Modigliani, Kisling, Foujita, Soutine, Utrillo, Calder… tous la peignent ou la dessinent. Pour gagner de l’argent, elle commençe à poser discrètement nue. Mais son mannequinat crée des discordes avec sa mère qui la renie à jamais. A la rue, sans un sou, Alice adopte un seul prénom, « Kiki », et Prin devient une figure incontournable de la scène mondaine de Montparnasse , symbolisant le non-conformisme de tout un quartier, reconnu pour son rejet des normes sociales de la petite bourgeoisie.

À l’automne 1921, Alice rencontre l’artiste américain Man Ray, dont elle deviendra la muse.

Les artistes qui l’ont connue la décrivent comme une femme vive, électrique, pétillante. Sa présence animait les cafés de Montparnasse, où elle était une figure centrale des nuits parisiennes. Elle pouvait toutefois passer du rire à la colère, de l’exubérance à la mélancolie.

Mais Kiki était aussi renommée pour sa générosité : elle soutenait les artistes fauchés, partageait ce qu’elle avait, et créait autour d’elle une atmosphère de camaraderie. Elle est devenue l’égérie d’un quartier entier parce qu’elle savait rassembler.

Une sensibilité à fleur de peau

Derrière l’insolence, il y avait une femme marquée par une enfance pauvre, des ruptures, des humiliations, une fragilité nourrissant à la fois un humour mordant, une créativité débordante et surtout un besoin d’être vue, aimée, reconnue.

Kiki refusait d’être seulement une muse : elle voulait créer, chanter, peindre, écrire. Son caractère était celui d’une femme qui se construit elle-même, malgré les obstacles. Elle ouvre même son propre cabaret en 1937, preuve de son esprit entreprenant et particulièrement courageux pour une femme de cette époque !

Kiki a grandi dans la pauvreté, et cela forge chez elle une insolence joyeuse, une manière de dire : « Je n’ai rien, mais je suis tout. » Sa présence est magnétique et elle se plait à entretenir une identité flamboyante pour ne pas disparaître ; elle a l’humour mordant, le verbe haut, et une tendance à tous les excès (alcool, nuits blanches, colères).

Dans le Paris des Années folles, Kiki est une femme qui dérange : la société pose sur elle un regard moraliste et patriarcal : elle vit seule, gagne sa vie sans mari, pose nue pour des artistes, sort la nuit, boit, rit fort, danse, choisit ses amants, et refuse les conventions ; Kiki dérange parce qu’elle est libre !

Dans son époque, la liberté féminine était immédiatement sexualisée. Dans une vie précaire et instable Kiki résidait en chambres d’hôtel, avec des revenus irréguliers, dans un milieu nocturne, et de surcroît avec une santé fragile (tuberculose, alcool).

Toutefois, les modèles, danseuses, chanteuses, artistes vivaient dans un réseau féminin très solidaire. On s’y transmettait des méthodes contraceptives artisanales, des adresses de sages-femmes, et des conseils pour éviter une grossesse. Kiki a probablement choisi de ne jamais devenir mère.

Il faut croire que Kiki était une femme responsable : aucun enfant connu, aucune grossesse documentée, aucune rumeur sérieuse dans les archives et probablement un choix, dans un contexte où la maternité aurait été incompatible avec sa vie. Ne voulait-elle tout simplement ne pas reproduire le modèle d’une mère mal-aimante….

Une fin silencieuse…..

Dans le Montparnasse des années 1920, l’alcool est le carburant d’un monde artistique nocturne, bohème, instable. Les cafés — La Rotonde, Le Dôme, La Coupole — sont des lieux de travail, de rencontres, de survie sociale.

Kiki y vit, y chante, y pose, y aime. Elle boit comme on respire dans ce milieu ; pour tenir, pour oublier, pour exister, pour se réchauffer, pour faire partie du groupe...

À partir des années 1930, l’alcool devient plus sombre ; mais contrairement à d’autres figures des Années folles, Kiki n’est pas une consommatrice régulière de drogues. Ses mémoires, pourtant très franches, n’évoquent aucune dépendance. Elle a du essayer — comme beaucoup — mais ce n’est pas un axe de sa vie. Les témoignages de ses proches confirment : Kiki boit, mais ne se drogue pas.

L’alcool la ronge à petit feu ; à partir des années 1940, sa santé décline significativement ; elle enchaîne tuberculose, dépression, isolement, et donc perte de revenus.

L’alcool, autrefois un allié, devient un piège. Elle décède le 23 mars 1953, à 51 ans, d’une hémorragie interne liée à l’alcoolisme (AD 75 n°483 page 21/31).

C’est une mort sociale, ordinaire, comme tant de femmes pauvres et invisibles de son époque.

Pour en savoir plus :

Kiki de Montparnasse — Wikipédia

Kiki de Montparnasse: modèle, muse et artiste

Qui était Kiki de Montparnasse, l'âme rebelle de Paris ? –Harpersbazaar.fr

Kiki de Montparnasse : Muse, artiste et femme libre des Années folles –SCRiiiPT

Kiki of Montparnasse – IMDb

Kikio f Montparnasse Selected Images

kiki Reine de Montparnasse

Kiki de Montparnasse - Là-haut sur la butte

Il était une fois Kiki de Montparnasse (en podcast) - Ville de Paris

Alice Ernestine PRIN : généalogie par tunix40 - Geneanet

T'en fais pas, viens à Montparnasse ! : enquête sur le Montparnasseactuel / Henri Broca | Gallica son compagnon de l'époque, qui a édité la première version de ses souvenirs et dirigé la revue Paris-Montparnasse)