samedi 31 janvier 2026

Actu JANVIER 2026



I. ACTUALITES


ARCHIVES NATIONALES

France 5 - Dans son documentaire sur Les Trésors des favorites des rois de France, diffusé le 5 janvier, la chaîne s’intéresse à l’Armoire de fer des Archives nationales et au testament de Louis XIV. En replay sur France TV.

Le Bonbon - Le site culturel et de découverte urbaine a exploré l’Armoire de fer et
les coulisses des Archives nationales, en décembre dernier. Découvrez quelques-uns 
des trésors datant de 1789 !

Le Figaro - « Monnaie de singe, copies de tableaux, faux papiers... L’art de la tromperie éblouit aux Archives nationales »À lire.

1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV | Château deVersailles

André Malraux, un « ministre fondateur » pour la Culture | Archivesnationales

Notaires de Paris | Archives nationales

Faux et faussaires - Du Moyen Âge à nos jours | Archives nationales

Le testament de Napoléon Ier | Archives nationales

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GENEANET

Brigitte Bardot : une généalogie qui raconte la France – Geneanet

Découvrez notre rubrique consacrée aux archives hospitalières – Geneanet

Les mises en ligne de la semaine du 7 janvier 2026 – Geneanet

Où trouver le double d’un contrat de mariage ? – Geneanet

L’état civil des Hautes-Alpes est en ligne – Geneanet

Les mises en ligne de la semaine du 14 janvier – Geneanet

Personnalisez la page d’accueil de votre arbre (1) : le diaporama – Geneanet

Découvrez notre rubrique consacrée aux enfants trouvés – Geneanet

Les mises en ligne de la semaine - Geneanet

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ANCESTRY

F
rance : registre du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, 1940 à -1945 – Ancestry

10 000 actes d’état civil de l’Est de New York, 1777 à 1834 – Ancestry

Listes des transports du Ghetto de Lódz, Pologne, 1939 à 1944 (USHMM) – Ancestry

Actes d’état civil, Hainaut, Belgique, 1600 à 1913 – Ancestry

Déclarations de Citoyenneté, Alsace-Lorraine, 1872 (Collection des Optants) - Ancestry

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FAMILY SEARCH

Les inscriptions pour le salon RootsTech de 2026 démarrent le 24 septembre !


Forum mondial et technologique de FamilySearch de 2025

Nouveaux documents d’archives, janvier 2026

Archives anciennes de journaux pour la généalogie | Trouvez vos ancêtres

Un guide de recherche de documents pour débutant

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LA REVUE FRANCAISE DE GENEALOGIE

Lancement de Cartes.gouv, le successeur de Géoportail | La Revue française de Généalogie

Arrivée des insinuations judiciaires dans l’Hérault | La Revue française de Généalogie

Les Archives nationales publient l’inventaire des dispenses pour mariage de 1883 à 1892 | La Revue française de Généalogie

Réfugiés et apatrides, dans les fonds des Archives diplomatiques et de l’Ofpra | La Revue française de Généalogie

La Vendée met en ligne les fonds de l’assistance à l’enfance | La Revue française de Généalogie

La généalogie en mémoire des 229 GI de Gouesnou | La Revue française de Généalogie

L’indexation des agents des mines, c’est parti ! | La Revue française de Généalogie

L’inventaire du fonds de l’association Saint-Raphaël est en ligne | La Revue française de Généalogie

Antenati publie de nouvelles archives italiennes | La Revue française de Généalogie

Haute-Garonne : quand l’état civil avance au rythme des registres | La Revue française de Généalogie

Quand les communes changent de nom, un casse tête généalogique récurrent | La Revue française de Généalogie

Sorti des enchères, un registre médical restitué à la Salpêtrière | La Revue française de Généalogie

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GENEAFINDER

Les 8 erreurs les plus fréquentes en généalogie | Guide pour débutants et passionnés

Généalogie : dispenses et âges au mariage

Mariages de nos Ancêtres : Dates et Lieux | Guide Généalogique

Contrats de Mariage Ancestraux : Guide de Recherche

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GALLICA (BNF)

L
a musique soigne mais qui soigne les artistes ? Les médecins à l’Opéra de Paris | Blog | Gallica

Sceaux brisés et cœurs dévorés : le Roman du Châtelain de Coucy et de la Dame de Fayel à Villers-Cotterêts | Blog | Gallica

Léon Jouhaux et la victoire du Front Populaire | Blog | Gallica

L’illustration des œuvres de Colette dans Le Crapouillot | Blog | Gallica

Beaumarchais,du Mariage de Figaro à la première page du Figaro | Blog | Gallica

Les éditions de la Physiologie du goût | Blog | Gallica

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ARCHIVES ET CULTURE

Les bottins du XIXe siècle – Film 436

Recherches dans l’intérêt des familles – Film 437

Les populations de l'Est évacuées en 1939-1940 – Film 438

Les différents types de moulins – Film 439

Attention aux adresses ! – Film 440

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LA FRANCE PITTORESQUE

Le révolutionnaire phonographe : une invention du Français Charles Cros

Renaissance du Potager du Roi à Versailles

10 octobre 1853 : premiers essais d'un téléphone par l'inventeur français Charles Bourseul, plus de 20 ans avant Bell

Tactique militaire au Moyen Âge : de l'intelligence et de l'art du combat

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BlogGenWeb

Cayenne ? – BlogGenWeb

Les mariages multiples – BlogGenWeb

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LA GAZETTE DU VENDREDI

Nés de parents inconnus et pris en charge par l’Assistance Publique àAlger (…) - www.histoire-genealogie.com

Lettre d'un guillotiné (Archives municipales de Lyon)

Le Loup en Bretagne pendant cent ans, 1773-1872, d'après les documentsinédits - Persée

Web : Une partie des hypothèques du Finistère est en ligne ! (FranceArchives)

Sur les traces d’un voyage sans retour, un souffle d’histoire, un écho (…) - www.histoire-genealogie.com

La baignade en Seine selon les noyades dans les registres d’état civil et la (…) - www.histoire-genealogie.com

Dugrabuge dans deux pardons bretons (Les archives nous racontent)

Les surnoms militaires en France au XVIIIe s. – Persée

GAÜ de Campagne: 1805 - Le relais de poste du bourg de Campagne-de-Marsan(Landes) provoque des maladies et des décès.

Notes et Souvenirs de J.-J. Bellavoine, soldat du camp de Boulogne – Persée

Le document du mois – Archives départementales de l'Ariège

Des cartes à collectionner ! - Archives départementales de l'Aisne

Histoire de Louis Edouard

Chronique d’une naissance en Bretagne le jour de la déclaration de guerre en(…) - www.histoire-genealogie.com

EffacéesL'enfermement au féminin au château de Cadillac (1822-1951) - Archives départementales de la Gironde

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II. EXPOSITIONS VIRTUELLES

L’exposition Le Rouge et le Noir invite le visiteur à s’intéresser aux relations entre l’État et les religions en Alsace, en éclairer les origines, en préciser les conséquences, s’interroger également sur leur avenir. Trilingue (français, allemand, anglais), elle est accessible à des publics très divers : écoles, centres socio-culturels, etc.

L’exposition qui a d’abord été présentée aux Archives d'Alsace (Strasbourg) permet de découvrir le Concordat napoléonien original, exposé pour la première fois en Alsace, ainsi que de nombreux autres documents et objets issus des collections d’Alsace et un montage de films amateurs grâce à MIRA (Mémoire des Images Réanimées d’Alsace). La déclinaison virtuelle de l’exposition permet d’accéder à des contenus supplémentaire comme des interview audio avec des auteurs et citoyens. 

L’histoire des transports se souvient de l’invention de la roue en Mésopotamie, des drakkars vikings, du mythe d’Icare rédigé par Ovide, de l’invention du vélo, du train, de l’automobile ou de l’avion. Mais quelle est la pensée créative d’un inventeur qui cherche de nouveaux moyens de transports ou le perfectionnement de véhicules déjà connus ? Quels sont les essais ratés ? Quelles sont ces machines méconnues ? Entre la roue, les drakkars, Icare, la voiture, le TGV et les Airbus, il y a des tests, d’autres tentatives dont les brevets sont les témoins.

Le sujet du transport nous touche tous, il est devenu si présent dans notre quotidien et si commun qu’il est difficile d’imaginer autre chose pour se déplacer aujourd’hui qu’un simple vélo, un bus, un train, un bateau ou un avion… Et pourtant, de 1791 à 1901, il existe des brevets de voiture pliante, d’un bateau mis en mouvement par la force des vagues ou encore des machines pour transformer l’homme en créature ailée.

Terrestres, aquatiques, aériens : les transports du XIXe siècle se réinventent dans tous les éléments.

A l'occasion des 150 ans de la fin de la guerre franco-prussienne de 1870-1871 et du traité de Francfort, les Archives municipales de Nancy proposent une exposition virtuelle consacrée aux rues de Nancy dénommées ainsi en hommage aux territoires annexés ou en souvenir du conflit.

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III. DES SITES, DES BLOGS et aussi des histoires…. (c’est ici)

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IV. DES PODCASTS, A ÉCOUTER

DES VIDEOS A REGARDER, SANS MODERATION….…

D’abord un mal lié à l’utérus puis l’expression de la déficience mentale féminine, l’hystérie a traversé les siècles en changeant de visage. Son histoire révèle comment le corps des femmes a été, et est encore, utilisé pour décrédibiliser toutes celles déviant de la norme.


Qui étaient les Gaulois avant la conquête romaine en -58 av. J.-C. ? Loin des clichés romains et des instrumentalisations politiques du XIXe siècle, l'archéologie Dominique Garcia présente l'origine de ce peuple, leurs croyances, leurs mœurs. L'occasion de réviser nos connaissances.

Que désigne-t-on par Gaulois ? : épisode 1/5 du podcast Connaissons-nous vraiment les Gaulois ? | France Inter

Les mœurs des Gaulois : épisode 2/5 du podcast Connaissons-nous vraiment les Gaulois ? | France Inter

Les croyances et la culture des Gaulois : épisode 3/5 du podcast Connaissons-nous vraiment les Gaulois ? | France Inter

La conquête romaine de la Gaule : épisode 4/5 du podcast Connaissons-nous vraiment les Gaulois ? | France Inter

Comment l’archéologie a révolutionné notre connaissance des Gaulois : épisode 5/5 du podcast Connaissons-nous vraiment les Gaulois ? | France Inter

En juillet 1870, tandis que le pouvoir exercé par Napoléon III est stable et que le pays est respecté, d’étranges rumeurs prennent de l’ampleur : en vérité, l’Empereur irait mal et il aurait été gravement offensé par son voisin, le roi de Prusse Guillaume Iᵉʳ….1870, la dépêche d’Ems, une fake news tragique | France Inter

Hitler et le cercle du mal

De son ascension au pouvoir en 1933 jusqu'à son suicide, en passant par ses plus proches collaborateurs, Affaires sensibles retrace l'histoire d'Adolf Hitler, symbole du mal absolu, qui a marqué le XXᵉ siècle de la pire des manières.

À travers sept épisodes, cette série retrace l'histoire du régime nazi, de ses origines à sa chute, à travers l'homme qui incarna la dictature nazie : Adolf Hitler.

1933, l’avènement au pouvoir d‘Adolf Hitler : épisode 1/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Mein Kampf. Le best-seller des temps maudits : épisode 2/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Rudolf Hess, l'étrange bras droit de Hitler : épisode 3/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Le plus beau jour de la vie d’Hitler : épisode 4/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Albert Speer, portrait d’un nazi idéal : épisode 5/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Opération Walkyrie : l'attentat raté contre Hitler : épisode 6/7 du podcast Hitler et le cercle du mal | France Inter

Hitler l'insaisissable cadavre : épisode 7/7 du podcast Hitler et le cercledu mal | France Inter

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ET CE MOIS-CI je vous propose


M
a Généalogie: René Letartre - Épisode 01/61

« Ce contenu repose sur des sources historiques reconnues (registres paroissiaux, documents de synthèse, publications patrimoniales), combinées à un travail de narration assisté par intelligence artificielle. Certains passages relèvent d’une reconstruction narrative plausible, destinée à incarner des faits attestés lorsque les sources directes sont absentes. Ces segments sont formulés de manière conditionnelle et ne doivent pas être interprétés comme des paroles réellement conservées. Il existe par ailleurs des zones d’incertitude historiques, notamment lorsque des individus portent des noms identiques ou similaires. Par exemple, un artisan nommé « Jacques » mentionné dans une source patrimoniale pourrait correspondre à Louis Jacques, maître menuisier attesté à la même époque, sans que cette identification soit formellement démontrée. Cette possibilité demeure hypothétique. Les outils d’intelligence artificielle utilisés pour la narration peuvent parfois rapprocher ou simplifier ces éléments. Lorsque cela se produit, il est important de lire ces contenus comme des interprétations contextualisées, et non comme des affirmations absolues. Ce projet s’inscrit dans une démarche de médiation historique, visant à rendre le passé intelligible et vivant, tout en respectant les limites des sources disponibles ».

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Bonne lecture et belles trouvailles

Et pour ne rien perdre de toute cette actualité, cliquez sur l’image ci-dessous

La repasseuse de Bénédicte LAPEYRE

Nous sommes à Senlis, en 1900. Le destin de Mone est tout tracé : elle sera repasseuse, comme sa mère…..

Dans la petite pièce où elle travaille, l’air est tiède, chargé d’une fine vapeur qui sent le coton humide et le linge propre. Le fer glisse, souffle, chuchote. Sous sa main, les plis se défont comme des tensions qui s’apaisent. La repasseuse connaît chaque tissu : la douceur d’une popeline, la raideur d’un lin, la fragilité d’une soie qui retient son souffle.

La repasseuse ne franchit jamais le seuil des maisons, pourtant elle en connaît les secrets les plus doux et les plus discrets. À travers les vêtements qu’on lui confie, elle entre dans l’intimité des familles sans bruit, sans effraction. Chaque pièce de linge porte une trace de vie : une odeur, une usure, un pli obstiné, une tache qui raconte un geste, un repas, une émotion.

En lissant une chemise, elle devine la fatigue d’une journée de travail. En pliant une robe d’enfant, elle sent la vivacité des jeux, la tendresse d’un foyer, voire le désamour d'un parent. Les draps, les torchons, les nappes lui parlent de repas partagés, de nuits agitées, de fêtes ou de solitudes. Le linge est un langage silencieux, mais elle sait le lire.

« Mais il existait des instruments de toutes tailles, très éloignés des fers que nous connaissons aujourd’hui. Certains ressemblaient à de longs ciseaux terminés par un œuf. Ils permettaient d’atteindre le sommet de la manche et, en les tournant habilement, on pouvait donner à l’épaule ce ballonné qui ravirait le bébé joufflu le jour de son baptême aussi bien que la jeune femme élégante lors de sa première sortie.

Le geste simple et rapide de l’habituée ne nécessitait pas une habileté particulière, mais il n’en était pas de même pour les chemises et chemisiers à jabot dont les hommes et les femmes s’étaient entichés et qui exigeaient un coup de main rapide et répétitif.

Des fers à tuyautés, en forme de ciseaux, plus petits cette fois, ressemblaient à un cylindre qui s’ouvrait en deux et emprisonnait le tissu, faisant avec la dentelle ce que la mer n’avait jamais pu produire : des vagues parfaitement régulières. La rapidité était indispensable pour garder la chaleur le plus longtemps possible et aussi pour économiser un temps précieux.

Tous ces instruments étaient disposés sur le fourneau qui restait ouvert pendant le repassage. On aurait dit le plateau d’un chirurgien qui, d’un geste sûr, choisit l’instrument qui lui convient. »

Son métier la place au plus près de ce que les familles ont de plus intime : leur quotidien, leurs habitudes, leurs fragilités aussi. Elle touche ce qui a bercé les corps, elle soigne ce qui a été froissé, elle redonne forme et netteté à ce qui a vécu. Sans jamais juger, sans jamais questionner, elle accueille ces traces humaines avec respect. Car Mone est une femme discrète….

Le roman accorde une place centrale aux gestes simples : repasser, plier, lisser, accueillir. Ces gestes, loin d’être mécaniques, deviennent un langage silencieux, une manière de dire ce que les mots ne parviennent pas à exprimer ; le fer qui glisse devient une métaphore de l’apaisement ; le linge froissé évoque les vies cabossées ; le soin apporté au repassage reflète la délicatesse morale de la repasseuse.

Le temps semble ralentir. Les gestes de la repasseuse enveloppent la pièce d’une douceur silencieuse. Rien de spectaculaire ne se produit, mais une transformation subtile s’opère ; tout se joue dans l’infime, dans l’attention portée à l’autre, la fragilité des liens humains, la pudeur des émotions.

Dans ce récit, tout passe par les sens : la chaleur, la vapeur, les textures, les silences et même les odeurs. Et dans ces sensations, une vérité simple se révèle : parfois, un geste humble peut réparer ce que les mots n’osent pas toucher.

Ainsi, la repasseuse devient la gardienne humble et discrète d’une intimité qu’on ne lui dit pas mais qu’on lui confie. Par ses gestes, elle répare un peu plus que du tissu : elle prend soin des vies qui se cachent derrière chaque vêtement. Le soin est ici une éthique, une manière d’être au monde. La douceur de Mone est une force, sa bienveillance ouvre des espaces de « respiration ».

La repasseuse incarne ces métiers souvent ignorés, relégués à l’arrière-plan. L’auteure redonne à ce travail une noblesse, une valeur humaine, une dimension artistique presque : une reconnaissance du travail invisible, un peu comme un hommage à celles qui « réparent » le monde sans bruit, dans une fresque historique non négligeable.

Pour en savoir plus

La repasseuse - YouTube

1970 : la repasseuse de coiffes

vendredi 23 janvier 2026

Généalogie et plaisir : un même chemin

Aujourd’hui 23 janvier est le jour du perce-neige, dans le calendrier révolutionnaire. Le perce-neige est une petite fleur délicate, symbole du renouveau, du retour de la lumière, de l’espoir et du printemps.

Mais le 23 janvier est également la journée mondiale de l’écriture manuscrite : cette journée rend hommage à l’art d’écrire à la main, un geste chargé d’histoire et d’émotion. Il va sans dire que, pour les généalogistes, la connaissance de la paléographie est essentielle pour déchiffrer les documents anciens et d’autant plus lorsque l’on monte dans les générations, bien au-delà de la 9ème.

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La généalogie n’est pas seulement une enquête patiente dans les archives ; c’est aussi une manière de savourer le temps.

Il y a le plaisir de la découverte, bien sûr : cette sensation vive, presque enfantine, quand une piste se confirme ou qu’un ancêtre oublié reprend forme. Mais il y a aussi le plaisir plus doux, plus profond, de la rencontre. Car faire de la généalogie, c’est rencontrer des vies qui ont précédé la nôtre, des gestes, des choix, des fragilités, des courages. C’est apprendre à regarder le passé sans jugement, avec curiosité et empathie.

Et puis il y a le plaisir du geste : ouvrir un registre, suivre une ligne d’encre hésitante, reconnaître une écriture, apprivoiser une abréviation. La paléographie devient alors un jeu d’observation, un puzzle graphique où chaque mot déchiffré est une victoire tranquille.

La généalogie, finalement, c’est une manière de se faire du bien. On y trouve de la patience, de la tendresse, parfois de l’humour, souvent de la surprise. On y trouve surtout une forme de paix : celle de renouer les fils, de redonner une place à ceux qui n’en avaient plus, et de se sentir, un instant, à la bonne distance entre le passé et l’avenir.

La généalogie, c’est un peu comme une pelote que l’on déroule patiemment. Au début, il n’y a qu’un fil, fragile et discret, qui dépasse à peine. On tire dessus avec précaution, avec fébrilité même, et quelque chose se met en mouvement ; chaque trouvaille est une boucle qui se défait. Un acte retrouvé, et voilà que le fil se détend. Un nom oublié réapparaît, et la pelote s’allège. Une signature surgit, et le fil se colore d’une nuance nouvelle.

Parfois, le fil se noue : une date improbable, un lieu qui ne correspond pas, une famille qui se dédouble. Alors on respire, on observe, on dénoue doucement, comme on s’attarde sur un écheveau emmêlé. Et soudain, tout repart, fluide, limpide, presque joyeux.

À mesure que la pelote se déroule, elle révèle une histoire tissée de vies, de gestes, de silences. On découvre que chaque ancêtre a laissé un fil, parfois épais, parfois presque invisible, mais toujours relié au nôtre. Et plus on avance, plus on comprend que ce que l’on tient entre les doigts, c’est une continuité, une mémoire, une présence.

Dérouler la pelote des ancêtres, c’est accepter de se laisser surprendre. C’est suivre un fil qui nous précède et nous dépasse. C’est sentir, dans la douceur du geste, que le passé se rapproche et que chaque découverte ajoute une maille à notre propre histoire.

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J’aime profondément la généalogie numérique. L’ordinateur, les bases de données en ligne, les moteurs de recherche, les arbres collaboratifs : tout cela a transformé ma pratique et ouvert des horizons immenses. Je savoure la rapidité d’une recherche, la magie d’un acte retrouvé en quelques clics, la possibilité de croiser des sources sans quitter mon bureau. Le numérique est un formidable compagnon de route.

Mais malgré tout, mes recherches passent inévitablement par l’écrit.

Parce que l’écrit oblige à ralentir, à regarder autrement. Lire un acte, c’est entrer dans la matière même de l’histoire : l’encre, les pleins et les déliés, les hésitations du scribe, les formules qui se répètent ou s’effacent. C’est toucher du regard ce que les outils numériques ne peuvent qu’effleurer.

L’écrit me permet aussi de comprendre. Prendre des notes, recopier un passage, tracer un arbre à la main, c’est une manière d’apprivoiser l’information, de la faire mienne. Le geste de l’écriture ancre la mémoire, clarifie la pensée, révèle des liens que l’écran ne montre pas toujours.

Et puis il y a le plaisir, toujours ce plaisir de déchiffrer, de transcrire, de sentir qu’un mot ancien se dévoile sous mes yeux. Le plaisir de tenir un registre, même numérisé, comme on tiendrait un fragment de vie. Le plaisir de faire dialoguer le passé et le présent, l’encre et le pixel.

Alors oui, j’adore la généalogie numérique. Elle me facilite la vie, elle m’enthousiasme, elle m’ouvre des portes. Mais l’écrit reste mon ancrage, mon outil de compréhension, mon espace de rencontre avec les ancêtres. C’est là, dans ce va-et-vient entre écran et papier, que ma recherche trouve tout son sens.

mercredi 7 janvier 2026

La transcription d'un acte en latin

Comme on dit, « qui peut plus, peut moins » ….. Après avoir réussi une transcription d’un texte en allemand en 1875, au temps où l’Alsace appartenait aux Prussiens, je me suis lancée dans la transcription en latin.

Toujours dans ma branche alsacienne, j’ai voulu connaître très exactement la filiation de la première épouse de Jean Deiber (1739 – 1800) ; j’ai retrouvé l’acte de mariage, en latin, dans la petite commune de Niederhaslach dans le Bas-Rhin.

IL s’agit donc d’un acte paroissial de 1766, rédigé par le curé de la paroisse ; pour m’y retrouver plus facilement, j’ai d’abord rechercher la traduction exacte de « l’an mille sept cent soixante six » ( anno mille septingentesimo sexagesimo sexto) avec Google Traduction, puis dans le registre, je me suis guidée avec les signatures :


J’ai retrouvé facilement l’acte dans le registre des mariages de 1737-1792 ; la transcription de GENEATIQUE a été rapide car ma capture d’écran était claire ; voici la traduction originale du texte :

« Die undecima die mensis januarii Anni millesimi

septingentesimi sexagesimi Sexti tribus proclamatis vicibus,

in facie nostra parochiali, nulla facta a Notario in

Actibus parochialibus Statutorum nullis por R. Moras

testimoniales a R.D. Melchiore Heydali, parochi

libitum die Jacina Teste nuptis decantatis, omni protestate

data et potestate me remanente, Contraxi, ac me

ipsa scripto Franciscus Josephus Schneider parochus

utroque parochi et Uxmat pro ?? mutuo

Consensu in facie Ecclesiae Sacro Matrimonii vinculo

de licentia RR. DD. Ordinarii, Joannem Baptistam

Junger, Deyber Communitatis, filium Josephi Deyber

et Maria Joby et Maria Anna Raeppel filia

Antonii Raeppel agricolae et Anna Mariae Langer,

Rubo Communiantes, in hac parochia. Adfuerunt

testes Antonius Raeppel pater sponsae, Joanne, Batt.

Joby parens, Florentinus ?? mercenarius, et

Josephus ?? agricola omnes Communiantes in hac

parochia qui ad sua notum subscripserunt, sponsa vero

cum Antonio Raeppel declarante, et mihi scribae notario, signum posuerunt.

Joannem Baptista Junger nota + Maria Anna Raeppel

nota + Antonii Raeppel

Joann. Joby

Florentinus Colsoni

Josephus ???

Schneider »

Bien évidemment, l’IA ne reconnaît pas les patronymes et j’ai noté quelques fautes ; il m’a donc fallu retranscrire correctement en français le texte pour une meilleure lisibilité mais il faut admettre que l’IA - tant de GENEATIQUE que de GOOGLE - m’a beaucoup aidé ; il y a certainement quelques disparités avec le texte original, mais je pense en avoir tiré l’essentiel :

« Aujourd’hui septième jour du mois de janvier de l'an mille sept cent soixante-six, après trois publications de bans faites dans notre église paroissiale, comme il m'en a été attesté par les lettres testamoniales données par le Révérend Melchior Schwartz, curé dudit lieu (…) ont été unis par les liens sacrés du mariage par moi, soussigné François Joseph Schneider, curé de la paroisse d’Haslach et d’Urmatt, avec l'accord mutuel des deux parties, Joannes DEYBER, membre de la communauté, fils de Joseph DEYBER et Maria GOERG, et de Maria Anna RAEPPEL, fille d'Antonius RAEPPEL, agriculteur, et d'Anna Maria LOECHNER, membres de la communauté, dans cette paroisse. Étaient présents comme témoins Antonius RAEPPEL, père de la fiancée, Joannes BATT. forgeron, Florentin LOECHNER, journalier, et Joseph SUTTER, cultivateur, tous membres de la communauté de cette paroisse, qui ont signé pour attester leur présence.(...)  L'épouse et Antoine RAEPPEL ayant déclaré ne savoir écrire ont apposé leurs marques. »

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La transcription d’un acte de mariage rédigé en latin du XVIIIᵉ siècle n’est pas seulement un exercice de paléographie, aussi difficile soit-il : il m’a fallu tout de même quelques heures de travail pour le transcrire, puis l’écrire correctement ; c’est une porte ouverte sur un contexte à ne surtout pas minimiser, des usages - les formules figées de l’époque - la culture de nos ancêtres. Grâce aux outils comme GENEATIQUE et à une méthodologie rigoureuse, on peut redonner vie à des documents anciens et en extraire toute la richesse historique qu’ils contiennent.

Car en déchiffrant ces textes, nous éclairons aussi un peu de l’histoire de nos familles. Et c’est bien là tout le sens de la généalogie.

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Pour en savoir plus :

Déchiffrer les actes paroissiaux : astuces et méthodes - Apprendre la généalogie

Actes de mariage paroissiaux : 7 astuces

Comprendre un acte de mariage – Les Traces de Vos Ancêtres